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17.10.2008

Réhabiliter la présomption d'innocence

J'avais encore les ressources quand il a fallu aborder les deux dernières échéances de la Coupe de France, mon dernier grand objectif de la saison. Et je ne voulais absolument pas me rater, comme j'ai pu vous l'indiquer dans mes dernières notes. À plusieurs reprises, j'ai pu aussi partager avec vous mon sentiment sur la question du dopage, une problématique qui a encore fait parler d'elle ces derniers temps par l'intermédiaire des différents médias.

À ce sujet, je profite de ce blog pour recentrer la discussion. Autant je défends corps et âme la lutte antidopage, autant je n'accepte pas le fait que les noms de coureurs, qui n'ont jamais été convaincus de dopage, soient annoncés dans la presse sans preuve infaillible, comme le démontre l'officialisation du dernier cas de dopage sur le Tour avec Bernhard Kohl. Dans ce sens, je soutiens vigoureusement le droit à la présomption d'innocence. Comment se fait-il que le cyclisme souffre de cette carence ? Pourquoi les coureurs ne disposent-ils pas des mêmes droits que n'importe quel individu ?

Par contre, sur la question de faire une place aux repentis, aux anciens dopés, qu'ils aient avoué ou non, je reste inflexible. Les fautifs n'ont plus grand chose à apporter à leur sport en essayant de réintégrer le peloton professionnel. Leurs retours me semblent contraires à l'éthique, même si celle-ci a été fragilisée par les dernières révélations de cas de dopage outre-Rhin. Alors, quand le nom de Stefan Schumacher est sorti du lot, de nombreuses réactions ont assimilé à mal mon transfert chez Quick Step avec le sien, déduisant trop hâtivement que j'allais rejoindre une formation en délicatesse avec le dopage. Je tiens à préciser que je ne suis pas responsable du recrutement, que je n'ai jamais été coéquipier de Stefan Schumacher donc que toute comparaison serait malvenue.

C'est pourquoi je préfère ne pas répondre aux mauvaises langues, à ces personnes éternellement insatisfaites, qui n'ont rien à faire au bord des routes. Par ailleurs, je vous remercie chaleureusement, dans votre majorité, pour tous vos messages de soutien. Vous avez bien compris ma démarche de rejoindre une formation qui correspondra plus à mes nouvelles ambitions sportives. Ce respect, je l'ai vraiment ressenti lors de mes deux dernières compétitions sous le maillot turquoise de la formation de Jean-René Berneaudeau, du reste très compréhensif. Je suis heureux de partir dans la bonne humeur et cela est d'autant plus appréciable au bout de dix ans de bons et loyaux services à ses côtés.

13:30 Publié dans Coupe de France | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note