31.03.2007
J'aborde la deuxième phase de ma saison
Je suis arrivé hier dans les Ardennes pour disputer ce week-end le Critérium International. Je suis venu en voiture... avec mes parents, comme quand j'étais junior et qu'ils m'emmenaient sur toutes les courses ! De chez moi, il n'était pas facile de s'y rendre en transport, alors on a choisi cette option-là. Ça m'a permis de ne pas voyager seul et de ne pas avoir à conduire. Mes parents restent tout le week-end pour voir la course. Ce n'est peut-être pas bon signe pour moi parce qu'ils sont déjà venus trois fois sur le Critérium International et, à chaque fois, je n'ai pas marché. La seule année où cette course m'a réussi, c'était celle où ils ne sont pas venus !
En général, le Critérium International n'est pas trop ma course. Il se situe à un creux de ma saison, entre les objectifs de début de saison et les classiques ardennaises. Cette année, je viens ici vraiment sans pression et sans réel objectif. Je suis un peu dans l'inconnu parce qu'après Milan-San Remo, j'ai pris trois jours de repos, sans vélo, puis j'ai repris seulement avec de petites sorties. Il fallait absolument que je coupe : après 26 jours de courses depuis le début de l'année, je voulais bien récupérer avant de reprendre le travail spécifique en vue des Ardennaises. Je suis quelqu'un qui travaille beaucoup en spécifique et, pour le faire, il faut bien cibler ses objectifs et s'aménager des plages de repos. Le spécifique n'est bon que si on le travaille en fonction d'objectifs précis.
Ce week-end, j'entre donc une nouvelle phase de ma saison. Ces deux jours vont me permettre d'aborder tranquillement mon deuxième gros objectif de l'année, les classiques ardennaises. La première phase s'est achevée samedi dernier avec Milan-San Remo. Je n'ai fini qu'aux alentours de la 60e place, mais je ne suis pas déçu. Il a plu et fait froid, des conditions que je n'aime vraiment pas. La course a été rendue dangereuse par la pluie et l'essentiel est que je ne sois pas tombé, que je n'aie pas compromis la suite de ma saison. Avec le mauvais temps, je n'avais pas de très bonnes sensations, mais j'ai tout de même passé le Poggio avec le premier peloton. Je n'ai pas pété, mais je n'étais pas assez bien pour me mêler au sprint et je me suis retrouvé un deuxième groupe à cause d'une cassure dans le final. Je reste convaincu que Milan-San Remo est une course qui peut correspondre à mes qualités, mais, cette année, les circonstances n'ont simplement pas été en ma faveur !
08:10 Publié dans Critérium international | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

