<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
<atom:link href="http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/index.rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
<title>Le Blog de Jérôme Pineau</title>
<description>Jérôme Pineau a toujours des choses à dire. Et vous en fait part.</description>
<link>http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/</link>
<lastBuildDate>Thu, 06 Nov 2008 23:48:05 +0100</lastBuildDate>
<generator>blogSpirit.com</generator>
<copyright>All Rights Reserved</copyright>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/archive/2008/11/06/un-condense-d-emotions.html</guid>
<title>Un condensé d'émotions</title>
<link>http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/archive/2008/11/06/un-condense-d-emotions.html</link>
<author>noreply@blogs.velomagazine.fr (Jérôme Pineau)</author>
<category>Coupe de France</category>
<pubDate>Fri, 07 Nov 2008 10:35:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Cela fait maintenant presque un mois que j'ai gagné la Coupe de France, ma seule compétition cette saison, mon unique trophée depuis quatre ans. Et je peux vous dire que ça m'a fait du bien, mais aussi aux membres de mon entourage. À l'arrivée de Paris-Bourges, beaucoup de gens étaient également contents pour moi, ce qui témoigne à mes yeux de la valeur que représente le gain d'une telle compétition. Ma régularité n'est pas passée inaperçue chez les aficionados de la petite reine et cela me donne plus de confiance pour la saison prochaine. Mais, selon moi, la Coupe de France ne doit son rayonnement et sa place dans le cyclisme français qu'aux quatorze organisateurs, le plus souvent bénévoles. Alors, je crois qu'il faut les soutenir dans le contexte actuel afin qu'ils ne fassent pas comme leurs collègues allemands qui sont contraints d'annuler leurs épreuves.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Honnêtemment, je pense avoir gagné la Coupe de France relativement facilement sur les dernières épreuves. Non pas parce que je n'avais pas de sérieux rivaux, mais plus parce que j'ai bien su gérer les dernières semaines de compétition, et l'enchaînement Grand Prix d'Isbergues, Championnat du Monde, Tour de Vendée et Paris-Bourges. J'ai été une fois de plus régulier sur chacune de ces épreuves. Ce qui n'était pas une mince affaire. Alors, je vous avouerai que la dernière semaine a été vraiment particulière. J'ai ressenti un condensé d'émotions, parfois contradictoires, car non seulement je devais rester concentré pour la gagne de la Coupe de France, mais je vivais aussi mes derniers moments dans la formation de Jean-René Berneaudeau.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour autant, j'ai su faire abstraction de l'engouement autour de ça pour me focaliser exclusivement sur la compétition puisque je sentais quand même une certaine pression peser sur moi. J'ai tout de même été tiraillé par ces émotions lors du Tour de Vendée, où je courais une dernière fois &quot;à domicile&quot; avec la tunique turquoise sur les épaules. Le public vendéen a été très chaleureux avec moi et m'a souhaité bonne chance pour ma nouvelle aventure en Belgique. Une page de ma vie se tourne, c'est clair, mais comme j'ai un état d'esprit enthousiaste actuellement, toute mon attention est portée sur l'avenir de ma carrière. En attendant la traditionnelle séance photographique avec les tenues de la Quick Step à la fin du mois, de l'eau aura coulé sous les ponts...&lt;/p&gt; 
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/archive/2008/10/16/rehabiliter-la-presemption-d-innocence.html</guid>
<title>Réhabiliter la présomption d'innocence</title>
<link>http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/archive/2008/10/16/rehabiliter-la-presemption-d-innocence.html</link>
<author>noreply@blogs.velomagazine.fr (Jérôme Pineau)</author>
<category>Coupe de France</category>
<pubDate>Fri, 17 Oct 2008 13:30:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;J'avais encore les ressources quand il a fallu aborder les deux dernières échéances de la Coupe de France, mon dernier grand objectif de la saison. Et je ne voulais absolument pas me rater, comme j'ai pu vous l'indiquer dans mes dernières notes. À plusieurs reprises, j'ai pu aussi partager avec vous mon sentiment sur la question du dopage, une problématique qui a encore fait parler d'elle ces derniers temps par l'intermédiaire des différents médias.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;À ce sujet, je profite de ce blog pour recentrer la discussion. Autant je défends corps et âme la lutte antidopage, autant je n'accepte pas le fait que les noms de coureurs, qui n'ont jamais été convaincus de dopage, soient annoncés dans la presse sans preuve infaillible, comme le démontre l'officialisation du dernier cas de dopage sur le Tour avec Bernhard Kohl. Dans ce sens, je soutiens vigoureusement le droit à la présomption d'innocence. Comment se fait-il que le cyclisme souffre de cette carence ? Pourquoi les coureurs ne disposent-ils pas des mêmes droits que n'importe quel individu ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par contre, sur la question de faire une place aux repentis, aux anciens dopés, qu'ils aient avoué ou non, je reste inflexible. Les fautifs n'ont plus grand chose à apporter à leur sport en essayant de réintégrer le peloton professionnel. Leurs retours me semblent contraires à l'éthique, même si celle-ci a été fragilisée par les dernières révélations de cas de dopage outre-Rhin. Alors, quand le nom de Stefan Schumacher est sorti du lot, de nombreuses réactions ont assimilé à mal mon transfert chez Quick Step avec le sien, déduisant trop hâtivement que j'allais rejoindre une formation en délicatesse avec le dopage. Je tiens à préciser que je ne suis pas responsable du recrutement, que je n'ai jamais été coéquipier de Stefan Schumacher donc que toute comparaison serait malvenue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est pourquoi je préfère ne pas répondre aux mauvaises langues, à ces personnes éternellement insatisfaites, qui n'ont rien à faire au bord des routes. Par ailleurs, je vous remercie chaleureusement, dans votre majorité, pour tous vos messages de soutien. Vous avez bien compris ma démarche de rejoindre une formation qui correspondra plus à mes nouvelles ambitions sportives. Ce respect, je l'ai vraiment ressenti lors de mes deux dernières compétitions sous le maillot turquoise de la formation de Jean-René Berneaudeau, du reste très compréhensif. Je suis heureux de partir dans la bonne humeur et cela est d'autant plus appréciable au bout de dix ans de bons et loyaux services à ses côtés.&lt;/p&gt; 
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/archive/2008/09/25/faire-briller-le-maillot.html</guid>
<title>Faire briller le maillot</title>
<link>http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/archive/2008/09/25/faire-briller-le-maillot.html</link>
<author>noreply@blogs.velomagazine.fr (Jérôme Pineau)</author>
<category>Championnat du monde</category>
<pubDate>Fri, 26 Sep 2008 12:10:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Avant l'épreuve en ligne des Mondiaux de Varese dimanche, je ne suis pas rentré chez moi pendant plus d'une semaine. J'ai eu un programme de courses assez chargé à vrai dire : en l'espace de sept jours, j'ai couru le Gp de Fourmies, celui de Wallonie et le Gp d'Isbergues récemment. Je ne me sentais d'ailleurs pas en grande condition lors de ma dernière compétition. Je n'en tire pas pour autant des enseignements car cette course ne me convenait pas du tout. Elle était à la limite du raisonnable même puisque trop de virages serrés serpentaient le parcours. Peu de choses m'incitaient à m'aventurer à l'avant de la course. Et puis, dans l'optique de la Coupe de France, aucun adversaire dangereux ne figurait dans l'échappée victorieuse qui comprenait l'un des nôtres, Thomas Voeckler. De quoi rouler l'esprit plus tranquille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La veille d'Isbergues, j'avais répondu favorablement à l'appel de Marc Madiot et de Jean-Marie Leblanc pour participer au critérium d'Hautmont, cette commune ravagée par une tornade en août dernier. Cela me paraissait naturel de témoigner aux sinistrés de ma solidarité. Les nombreux coureurs professionnels étaient tous heureux de leur redonner le sourire le temps d'une journée. De mon côté, je ne peux pas dire que je n'ai pas le sourire en ce moment : 5e à Fourmies, 3e à Namur et sélectionné pour les Mondiaux. Je suis satisfait de ma semaine. En Wallonie, j'ai pu me tester sur de nombreuses bosses et ainsi bien travailler en vue de l'échéance mondiale. Le niveau était dense et j'ai réellement pu mesurer mon état de forme sur la dernière ascension finale qui menait vers la Citadelle de Namur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non seulement j'ai pu me rassurer moi-même mais surtout rassurer le sélectionneur, Frédéric Moncassin, qui a eu des choix difficiles à faire pour constituer une équipe solide pour Varese. Notre leader sera bien évidemment Sylvain Chavanel qui a très bien marché sur la Vuelta et qui, je l'espère, exprimera tout son talent le Jour J. S'il pleut, on a de grandes chances de le voir à l'oeuvre : il adore ça et l'a d'ailleurs démontré sur les classiques flandriennes en début de saison. Son coéquipier chez Cofidis, Stéphane Augé, s'est fait une petite frayeur à Isbergues mais il sera bien présent dimanche pour l'épauler, lui qui le considère comme son homme de confiance. Sinon, l'équipe est très motivée et a vraiment envie de bien faire le boulot.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'envisage également de continuer à faire le métier à 100% car si vous vous rendez compte, je ne suis pas sorti souvent d'un Top 10 depuis le Tour sur les courses auxquelles j'ai participées. Alors, j'espère bien avoir un rôle de joker dans l'équipe, un électron-libre même si je suis totalement prêt à me mettre au service du collectif. Mon seul objectif est de faire briller la tunique tricolore. Honnêtement, je pense que nous sommes capables d'obtenir un podium. À nous de jouer. En tous cas, j'espère finir la saison en boulet de canon. Il me reste trois jours de course pour cela. Après le Mondial, je défendrai mon leadership sur les deux dernières épreuves de la Coupe de France, à savoir le Tour de Vendée et Paris-Bourges. Mes deux dernières courses dans la formation de Jean-René Berneaudeau...&lt;/p&gt; 
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/archive/2008/09/11/du-grand-n-importe-quoi.html</guid>
<title>Du grand n'importe quoi</title>
<link>http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/archive/2008/09/11/du-grand-n-importe-quoi.html</link>
<author>noreply@blogs.velomagazine.fr (Jérôme Pineau)</author>
<category>Coupe de France</category>
<pubDate>Fri, 12 Sep 2008 18:40:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;C'est assez incroyable ce qu'il m'arrive. Jamais je ne me suis senti aussi en forme, à cette période de l'année, qu'en ce moment. D'ailleurs, je compte bien le prouver dès dimanche à Fourmies qui est pour moi une très belle épreuve, et qui mériterait de figurer au Pro Tour. Le parcours est très sélectif, l'organisation est impeccable, l'ambiance est formidable : que d'éléments me motivant énormément pour franchir la ligne en vainqueur ! La victoire, c'est bien ce qu'il me manque justement alors que je me donne du mal pour obtenir un succès. Souvenez-vous de la Classic de l'Indre où je finis 5e de l'emballage final, alors que j'étais certain de vaincre si l'échappée dans laquelle je figurais allait au bout. Rageant !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par contre, j'ai grappillé des points pour le classement final de la Coupe de France : c'est une bonne chose, mais encore une fois, je souhaite absolument gagner avant de partir dans un nouvel environnement l'année prochaine. Gagner, c'est ce qu'a réussi à faire Pierrick Fédrigo lors du Gp de Plouay et j'en suis très content pour lui. D'ailleurs entre nous, je ne veux pas jouer les prétentieux, mais c'était lui ou moi pour la gagne. Il l'a même déclaré à l'arrivée : nous nous étions mis d'accord, pour que la victoire nous revienne, sur un point. Quand l'un attaquait, l'autre protégeait sa fuite en cadenassant le peloton. Et puis avec Pierrick, quand on se met à la planche, on est rarement déçu. Tout compte fait, il valait mieux qu'il gagne car sa victoire va aider à la recherche d'un deuxième sponsor majeur pour l'équipe de Jean-René Berneaudeau puisqu'il restera dans l'effectif la saison prochaine, ce qui n'est pas mon cas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'avenir, tiens, il est au coeur de mes discussions actuellement. Alors qu'il paraît radieux pour ma part, j'ai la forte impression qu'il s'assombrit considérablement pour le cyclisme ces temps-ci. Le retour d'Armstrong dans les pelotons en 2009 - entre autres - n'est pas une très bonne nouvelle. C'est comme si on faisait un gros pas en arrière... Malgré tout, je ne veux pas lui jeter la pierre car sportivement, il n'y a rien à redire. C'est juste une question d'image et son probable futur engagement chez Astana ne va pas l'améliorer aux yeux des connaisseurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;À ce sujet, les vrais amoureux du cyclisme doivent être dégoûtés quand ils s'attendent à ce que leur sport favori, après avoir aperçu une éclaircie cette année - comme l'a montré le spectaculaire et indécis dernier Tour de France - retourne dans le tourbillon qui a largement endommagé l'image du cyclisme professionnel. J'ai peur que ce soit le coup de grâce, et si ça ne l'est pas pour moi, ça l'est certainement pour tous ces coureurs et équipes professionnelles qui ont été contraints de rendre les armes. Demandez ce que pense Hans Michael Holzcer, futur-ex manager de Gerolsteiner, du retour d'Armstrong, ou Roger Legeay, également forcé d'arrêter l'aventure avec le Crédit Agricole. Tous les deux doivent laisser d'honnêtes compétiteurs sur le carreau. Je ne suis pas sûr qu'on entendra la même musique qu'outre-Atlantique...&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/archive/2008/08/12/mentalement-pret.html</guid>
<title>Mentalement prêt</title>
<link>http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/archive/2008/08/12/mentalement-pret.html</link>
<author>noreply@blogs.velomagazine.fr (Jérôme Pineau)</author>
<category>Jeux Olympiques</category>
<pubDate>Tue, 12 Aug 2008 19:20:00 +0200</pubDate>
<description>
Je suis rentré de Pékin avec des sentiments partagés. D'un côté, j'ai vécu une aventure fantastique aux contacts des stars du sport mondial pour une compétition inoubliable. D'un autre, j'ai l'impression d'avoir manqué une opportunité qui ne se représentera peut-être plus à moi, celle de glaner une médaille olympique. Dans tous les cas, je suis très fier d'avoir honoré ma sélection olympique de telle façon à ne pas avoir de regrets une fois la ligne franchie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et pourtant, ce n'était pas une chose facile au vue du contexte dans lequel la course s'est déroulée. La chaleur, l'humidité et la fatigue résultant du décalage horaire ont lessivé la plupart des concurrents et aucune des formations n'a été épargné. Seulement quatre-vingt dix coureurs ont terminé l'épreuve et, avec Rémi Pauriol, nous sommes les deux seuls de l'équipe à avoir bouclé les 240 km proposés. Avant le départ, Cyril Dessel nous avons déjà dit qu'il ne fallait pas trop compter sur lui pour animer la course. Pierrick, lui, n'était pas dans un très grand jour et il a préféré mettre la flèche au lieu de se fatiguer inutilement. Quant à Pierre Rolland, je suis sûr que cette expérience va lui servir à l'avenir car c'est un coureur de grand talent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De mon côté, je me suis senti en très bonne condition, avec un peu plus de fraîcheur dans les jambes que je l'aurais imaginé, ce qui m'a permis de m'accrocher plus longtemps dans les roues des cadors du jour. Je ne voulais pas attaquer de loin et le final en bosse me rappelait inévitablement la première étape du Tour. J'aurais beaucoup aimé que le scénario se reproduise mais le forcing d'Andy Schleck dans l'ultime ascension m'a été fatal. Chacun avait sa tactique, moi j'avais la mienne mais elle ne m'a pas réussie cette fois-ci. Alors, le soir venu, je me suis mis à cogiter : est-ce que j'aurais dû prendre la roue de Cancellara dans la descente tout en me mettant à bloc ce qui aurait hypothéqué mes chances de victoire ? Je ne pense pas car ce n'est pas un genre d'exercice que j'apprécie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si je tire un bilan de mon périple dans l'Empire du Milieu (qui a démontré une fois de plus que sécurité ne rime pas avec bonheur, en témoigne nos transports en navette très contrôlés voire cadenassés par la police chinoise), je suis très content de moi, tant au niveau physique que mental. D'ailleurs, j'ai assuré à Fréd Moncassin que je suis mentalement prêt pour bien figurer aux Mondiaux de Varèse le mois prochain, au contraire d'autres français dans le passé qui voyaient dans leur sélection qu'une ligne de plus sur leur palmarès. Je garde quand même en ligne de mire la Coupe de France, en me préparant d'abord sur le Tour du Limousin la semaine prochaine avant que ne s'enchaînent exclusivement des courses d'un jour (GP de Plouay, Classic de l'Indre, Paris-Bruxelles et le Gp de Fourmies). La fin de saison promet d'être mouvementée, je n'ai pas le temps de gamberger !
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/archive/2008/08/07/ne-pas-se-mentir.html</guid>
<title>Ne pas se mentir</title>
<link>http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/archive/2008/08/07/ne-pas-se-mentir.html</link>
<author>noreply@blogs.velomagazine.fr (Jérôme Pineau)</author>
<category>Jeux Olympiques</category>
<pubDate>Thu, 07 Aug 2008 20:20:00 +0200</pubDate>
<description>
Depuis que je suis arrivé à Pékin, je ressens un peu de fatigue et le décalage horaire n'y est pas pour rien. Un exemple simple, on s'entraîne bien sûr le matin en Chine, sauf qu'en France, il est deux, trois heures du matin. Vous vous imaginez, vous, rouler en pleine nuit ?! Alors forcément, l'organisme a du mal à s'adapter et le coeur par exemple monte très vite dès qu'on fait un effort. On a l'impression d'être bloqué. Ce n'est vraiment pas évident.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D'autre part, on a entendu pas mal de bruits sur le fait que la pollution qui règne à Pékin allait handicaper considérablement les coureurs, mais depuis que nous sommes là, je ne ressens pas vraiment de gêne. On respire un air tout à fait correct, pas très pur certes, mais qui est propre aux grandes agglomérations comparable aux grandes villes européennes. Alors, c'est vrai que des efforts on été faits dans ce sens pour améliorer la qualité de l'air : on dit que la ville aurait diminué de moitié son trafic automobile, que des usines auraient été stoppées... C'est assez remarquable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En tous cas, ce qui est sûr, c'est que l'organisation a construit un super village olympique. C'est dingue le nombre d'athlètes de haut niveau que l'on retrouvent au km² ! Avec l'équipe, on s'y sent vraiment bien. Tout est fait pour nous mettre dans de bonnes conditions : nos appartements sont très confortables, le self-service est gigantesque et propose un choix de repas colossal. D'un autre côté, on mange des pâtes tous les jours alors nous n'en n'avons pas trop besoin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sinon, aujourd'hui, nous sommes allés découvrir le parcours car les routes nous étaient sécurisées. Nous avons pu rouler sur les 80 premiers kilomètres en ligne avant de s'attarder sur le circuit final qui fera assurément la décision. Car celui-ci comporte une bosse de 11 kilomètres qui me fait penser à un col de deuxième catégorie dans le Tour de France parce qu'il se monte sur le grand plateau et propose une ascension par palier avec des replats alternant avec des fortes pentes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je vais tout faire pour m'accrocher aux roues des favoris, mais cela va être compliqué car Dieu sait combien ils sont nombreux. Dans l'équipe, nous devrons être francs les uns envers les autres pendant la course, ne pas se mentir, être solidaires. Si l'un d'entre-nous se sent mieux que les autres, il faudra l'aider du mieux possible pour qu'il tente sa chance à fond. Personnellement, je reste très confiant sur mes possibilités même si je ferais la course au feeling. Nous verrons cela samedi et je compte sur vous pour être derrière votre écran de télévision !
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/archive/2008/08/04/en-route-pour-pekin.html</guid>
<title>En route pour Pékin !</title>
<link>http://jpineau.blogs.velomagazine.fr/archive/2008/08/04/en-route-pour-pekin.html</link>
<author>noreply@blogs.velomagazine.fr (Jérôme Pineau)</author>
<category>Coupe de France</category>
<pubDate>Mon, 04 Aug 2008 20:20:00 +0200</pubDate>
<description>
Je suis vraiment déçu de ma seconde place à la Polynormande hier. Alors, vous allez me dire pour me réconforter que je suis désormais leader de la Coupe de France - c’est sûr que c’est mieux de tenir les rênes de ce classement quand on veut le gagner – mais ce qui comptait le plus pour moi, c’était surtout la victoire ! Cela fait quatre ans que je n’ai pas gagné (Paris-Bourges), et ça commence à faire long ! D’autant plus quand on passe pour la troisième fois tout près du succès (après la 2e étape de Paris-Nice et Paris-Camembert). C’est vraiment rageant, et les circonstances de course ne m’ont pas du tout été favorables.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il tombait des cordes hier, mais cela ne m’a pas empêché de démontrer à tout le monde que je suis encore en grande condition une semaine après le Tour de France. À ce sujet, pour garder le rythme, j’ai continué à rouler deux à trois heures par jour avec en plus une longue sortie de six heures en milieu de semaine. Le travail foncier est là, je n’ai pas de problème à me faire de ce côté-là. Il s’agissait juste cette semaine de maintenir une intensité physique que l’on retrouve en course. Sinon, vous vous en doutez bien, pour bien récupérer j’ai profité de ma famille, de ma fille et de mes amis pour recharger les batteries. Et ça m’a fait un bien fou !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je sais que je peux compter sur eux pour me stimuler et aussi me réconforter quand cela ne va pas trop. Hier, j’avais bien besoin de leur soutien au vu du déroulement de la Polynormande. J’en ai beaucoup voulu sur le coup à Arnaud Gérard de m’avoir « tréfler » sur la ligne. Il n’a pas donné un coup de pédale dans les derniers kilomètres et il a attendu la dernière ligne droite pour m’ajuster. J’étais furieux, mais, dans le fond, lui et Casar ont parfaitement joué le coup tactiquement et je ne peux pas vraiment leur en vouloir car j’ai déjà fait la même chose en 2003 avec Pichon.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sinon, j’ai désormais les yeux rivés sur les JO de Pékin. Avec Cyril Dessel, Pierrick Fédrigo, Pierre Roland et Rémi Pauriol, nous sommes partis en fin d’après-midi de Paris direction la Chine avec l’envie de bien faire. C’est mon leitmotiv, d’ailleurs, pour le reste de la saison : tout donner et continuer à être régulier en étant présent jusqu’au bout. Je suis très excité à l’idée de participer à cet évènement majeur du sport mondial. C’est un grand honneur que m’a fait Fréd Moncassin lorsqu’il m’a sélectionné pour l’épreuve olympique et j’ai très envie de lui rendre la pareille. D’ici samedi, je vais vivre à fond cette grande aventure, comme un gamin qui voit son rêve se réaliser…
</description>
</item>
</channel>
</rss>