21.03.2008
Un beau Paris-Nice
Je viens de finir Paris-Nice à la 18e place. D’un côté, je sors satisfait de la course parce qu’elle m’a prouvé que j’étais en très bonne forme : j’ai réussi à décrocher une deuxième place dans la deuxième étape, j’étais vraiment bien sur les trois dernières étapes. Mais d’un autre côté, elle ne m’a pas complètement souri. Sur la dernière étape, j’étais encore en lice pour la victoire d’étape à 1,5 km de la ligne. J’étais devant dans un groupe de 7 ou 8 qui s’était bien entendu jusque-là, et vu comment je marche en ce moment, je pouvais penser gagner au sprint parce que j’étais en théorie le plus rapide au sprint du groupe. Mais plus personne n’a roulé dans les quatre derniers kilomètres et on s’est fait reprendre. En plus, on a vu un grand Sanchez revenir tout seul sur nous et attaquer juste après pour aller chercher la victoire. La plus grosse frustration, c’est que je n’ai pas réussi à suivre le groupe des meilleurs vers Saint-Etienne, dans la troisième étape. Le matin, en voyant le parcours, je me suis dit « ce soir, si tout se passe bien, t’es en jaune ». J’étais 3e au général avec deux sprinteurs devant moi, donc je n’avais qu’à suivre le groupe des meilleurs pour être en jaune le soir. Mais j’ai peut-être eu un peu d’appréhension parce que je ne sais plus trop gagner. Je me suis mis trop de pression parce que je m’imaginais le lendemain en jaune sur les pentes du Ventoux le jour du deuxième anniversaire de ma fille ! Et puis le froid et la pluie du début de Paris-Nice n’ont rien arrangé. C’est dommage parce que j’avais là une vraie chance de porter ce maillot !
On a en tout cas vécu un beau Paris-Nice. Ça devait être agréable à regarder, avec des attaques des défaillances de la bagarre tous les jours, tout ce qu’il faut pour faire une belle course ! Et aussi un beau vainqueur. Davide Rebellin méritait déjà de gagner l’an dernier, alors c’est bien qu’il l’ai emporté cette année.
L’équipe marche vraiment fort depuis le début de saison. Ça ne s’est pas trop vu sur Paris-Nice parce qu’à part moi, tous les Bouygues Télécom ont joué de malchance. Beaucoup ont chuté ont sont tombés malades… C’est dommage parce que tout le monde était en forme. On l’a prouvé au Tour de Valence. Sur la première étape, il y avait une bosse vraiment difficile avant l’arrivée et quand on a basculé, on s’est regardé... On était même étonné de se voir tous là parce qu’il ne restait qu’une grosse douzaine de coureurs, dont cinq Bouygues : Pierrick, Yuri, Yohann, Xavier et moi ! Ensuite, ça s’est un peu regroupé dans la descente et on est arrivé à 24, mais on était encore en surnombre. Là-bas, on a été présent toute la course. Xavier fait trois fois troisième et moi, je finis septième au général. Surtout, on gagne facilement le classement par équipes ! Sur une course comme celle-là, en Espagne, c’est révélateur.
Finalement, aller en Australie n’était pas si mal que ça. Comme j’étais déjà en forme là-bas, j’ai réussi à suivre sans me mettre dans le rouge. Ça m’a permis de faire des kilomètres. J’ai bien réussi à gérer le retour en France, je me suis bien reposé avant de reprendre un entraînement plus intense. Depuis, j’ai enchaîné les courses, mais ce n’est pas pour autant que je me sens entamé. J’ai soufflé bien sûr cette semaine après Paris-Nice, mais je ne me sens pas fatigué. Au contraire, j’ai envie de continuer à courir pour profiter de ma forme actuelle parce que ça ne va pas durer éternellement. Je suis vraiment motivé pour Cholet-Pays de Loire dimanche et pour le Critérium International le week-end d’après. J’ai hâte de gagner, d’autant plus que ça me permettrait de prouver que, contrairement à ce que disent certains, je me bats toujours. Ce serait une façon de régler mes comptes avec ceux qui se permettent de me critiquer de façon stérile en se cachant derrière des pseudos.
15:00 Publié dans Paris-Nice | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
19.03.2007
Objectif atteint
Je m'étais fixé Paris-Nice comme premier objectif cette saison et je l'ai atteint. Je finis six fois dans les 15 premiers durant la semaine, avec en plus un podium samedi, donc je suis pleinement satisfait de ma semaine. Ma plus mauvaise opération a été mon étape d'hier puisque je sors des 10 premiers au général et finis 14e. Pourtant, je prends tout de même la 12e place d'une étape de montagne très dure !
Ma petite déception est seulement de ne pas avoir réussi à franchir le col d'Èze avec les meilleurs hier. C'est dommage parce que si Contador avait pris le maillot samedi, j'aurai sûrement fini dans les 10 premiers. Mais comme il ne l'avait pas, il y a eu la grosse bagarre dans ce dernier col. Même si j'avais de bonnes sensations, ça montait trop vite pour moi, surtout après le rythme infernal que l'équipe Discovery Channel a imposé durant toute l'étape. J'ai tout donné, j'ai fait ce que j'ai pu, mais ça n'a pas marché.
Au-delà de ça, le bilan de ce Paris-Nice est très très bon. J'ai pris du plaisir sur le vélo tous les jours, j'ai effectué toutes les ascensions avec les meilleurs, sauf le col d'Èze, et je me suis vraiment senti bien. Les 13 coureurs, qui sont devant moi au classement général, sont tous très bons, donc ça veut dire que je reviens parmi les meilleurs, ça fait vraiment plaisir ! J'ai montré l'étendue de mes possibilités sur tous les terrains. C'est sûr qu'il me manque toujours la victoire, mais, dans le vélo, on perd plus souvent qu'on ne gagne ! Je suis tout de même content de toutes ces places d'honneur. Une de mes qualités, c'est la régularité. Quand je marche, je suis toujours placé !
À présent, je me prépare pour Milan-San Remo qui a lieu samedi. Je ne vais pas faire cette semaine de longue sortie de 300 km, je pense que ça ne me sert à rien. Je m'entraînerai simplement pour garder la forme que j'ai en ce moment. Et j'irai avec l'intention de briller. Je vais courir pour gagner et attendre la Cipressa et le Poggio pour bouger. J'attaquerai Milan-San Remo dans la peau d'un potentiel vainqueur, même si je sais que certains coureurs ont de plus grandes chances que moi de gagner là-bas. Je me considère comme un outsider et, avec de la réussite, ça peut être faisable !
21:40 Publié dans Paris-Nice | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
13.03.2007
Dans les dix premiers
20e du prologue, 10e hier et 8e aujourd'hui, c'est rassurant, ça donne envie de continuer ! Depuis le début de Paris-Nice, je cours bien placé, j'ai de bonnes jambes. Ce soir, je suis entré dans les 10 premiers au général. J'ai maintenant l'intention d'y rester jusqu'au bout ! Ça ne va pas être facile, mais les sensations sont bonnes, alors je suis confiant.
Aujourd'hui, on avait demandé aux coureurs protégés, Thomas Voeckler, Pierrick Fédrigo, Xavier Florencio et moi, d'être vigileants en début de course parce ce que tout pouvait arriver. Alors quand c'est parti sur la gauche de la route dès le départ, j'ai suivi et on s'est retrouvés à 17 à l'avant. Heureusement que j'étais dans cette échappée parce qu'ainsi, l'équipe n'avait pas à rouler derrière. Il y a eu une sacrée poursuite et je pense que s'il y avait eu un coureur de CSC devant, ç'aurait été différent et peut-être le groupe aurait-il été très dangereux. Mais il n'y en avait pas, donc CSC, aidée par d'autres équipes, a roulé et c'est revenu après 40 km. Moi, j'ai seulement suivi pour qu'il y ait un coureur de Bouygues Télécom devant, mais ça fait du bien d'être devant, de participer à la course.
Au premier sprint de bonification, ensuite, Thomas est parti avec trois autres coureurs. Et il ne s'est fait reprendre que dans le dernier kilomètre. C'est rageant pour lui et pour l'équipe d'échouer si près du but, mais les échappées se font souvent rattraper très près de la ligne. Ça tient à peu de choses, et c'est bien pour Thomas d'avoir fait ça, il faut continuer à aller dans les coups ! Je pense d'ailleurs que puisqu'il est bien en ce moment, ça ne lui sera pas préjudiciable pour la suite.
L'arrivée aujourd'hui était assez dure. La préparation du sprint a été tendue parce qu'il fallait bien se placer dans la descente qui précédait la montée finale. Moi, j'étais en bonne position, mais j'ai pris une cassure à cause de quelques coéquipiers de sprinteurs qui n'ont pas réussi à passer la bosse. Je ne me suis pas inquiété, j'étais avec Millar et Rebellin. Je me suis appliqué à rester dans la roue de Rebellin et on est revenus dans les 100 derniers mètres. Sur la lancée, on a dépassé pas mal de coureurs et je finis donc 8e. Je me suis aperçu après la ligne que ç'aurait pu être une étape pour moi, mais on ne pensait pas que ça montait autant. De toute façon, l'essentiel en ce début de Paris-Nice est d'être présent et je le suis. Être classé si bien sur les premières étapes sans les avoir ciblées, c'est déjà très bien ! Et puis je prends vraiment plaisir à frotter comme ça aux arrivées, c'est vraiment un truc que j'aime !
Les étapes que j'ai ciblées sont toutes celles à partir de jeudi. Mais demain, il peut y avoir des surprises. C'est une étape très casse-pattes alors on verra bien !
19:45 Publié dans Paris-Nice | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

