08.03.2007

Les dés sont jetés

Le Tour de Valence s'est très bien déroulé. C'était une bonne course de préparation pour Paris-Nice. J'y ai eu de bonnes sensations, le temps était magnifique, c'était super pour courir ! Le seul désavantage de cette course était qu'une seule étape était décisive et ne s'est pas terminée en sprint massif.

Je suis d'ailleurs un peu déçu de cette étape de vendredi parce que j'ai mal couru. Cunego a attaqué au pied de la montée finale. J'ai voulu le suivre, mais c'était une erreur parce que je me suis mis en surrégime. Ensuite, comme il n'y avait aucun temps mort dans l'ascension, j'ai un peu coincé et j'ai fini à 50 secondes. Je pensais pouvoir faire mieux, sans cette erreur de fougue j'aurai peut-être fini dans les 10 premiers. Mais répondre à une attaque de Cunego, c'est aussi bon signe. Ça veut dire que je suis bien physiquement et mentalement. J'ai envie d'attaquer, de suivre sans me soucier de l'identité de celui qui est devant. Ça tourne bien dans la tête comme dans les jambes !

Depuis samedi soir, je suis rentré chez moi. Mais je n'ai pas eu de chance parce que il y a eu beaucoup de mauvais temps en début de semaine, je n'ai pas pu m'entraîner comme je le voulais. De toute façon, je dois seulement maintenir le niveau de forme que j'ai acquis à présent, je me contente de sorties en intensité moyenne.

Dimanche, je serai donc au départ de Paris-Nice, comme prévu. Je suis content qu'un accord ait été trouvé dans ce conflit entre ASO et l'UCI parce que le vélo n'a vraiment pas besoin de ça. Mais le plus important pour moi, c'est d'avoir retrouvé la forme et l'envie de me battre.

Sur Paris-Nice, j'aurai deux ambitions : décrocher une étape et jouer le général. Bref, être acteur, peser sur la course. Je me sens capable d'assumer le rôle de leader de l'équipe pour le classement général, mais il y aura également Pierrick Fédrigo et Thomas Voeckler, tous les deux en grande forme actuellement puisque Thomas a fini 6e du Tour de Valence, pour jouer ce rôle.

Voilà, j'ai très envie de gagner. Avec ceux qui s'occupent de mon entraînement, on a mis tous les atouts de mon côté. Les dés sont jetés. Ce sont les circonstances de course qui feront que je réussirai ou non !

01.03.2007

Je serai au départ de Paris-Nice !

Je suis actuellement sur le Tour de Valence, en Espagne. Et ça ne va pas trop mal. J’ai terminé 17e de la première étape mardi et hier, l’arrivée était en montée, alors j’ai essayé de faire un bon sprint. Malheureusement, je me suis fait un peu enfermé et puis comme j’avais attaqué dans le final, il m’a manqué quelque chose. Je prends tout de même la 11e place.

Pour l’instant, je suis donc assez satisfait de mon début de course. D’autant plus que j’ai été obligé de couper deux jours la semaine dernière à cause d’un coup de froid. Mais c’était peut-être un mal pour un bien puisque ça m’a permis de me reposer et de « faire du jus » comme on dit. L’équipe, dans son ensemble, marche plutôt bien. Mardi, lors de la 1ère étape, Thomas Voeckler a fait une belle échappée. Du coup, avec les bonifs, il est 4e au général. Avec moi 10e et Laurent Brochard 12e, c’est bien. Mais bon, pour l’instant, il n’y a eu que des arrivées au sprint. On verra mieux notre état de forme vendredi lors de l’arrivée au sommet. Moi, je suis surtout là pour préparer Paris-Nice, mais j’essaierai de faire une bonne montée pour me tester. Sans pression, mais avec tout de même un peu d’ambition.

Je ne suis pas trop au courant de ce qui se passe entre l’UCI et ASO autour de Paris-Nice. Mais je sais que je serai présent au départ, rien ne m’empêchera de disputer cette course, à part si notre sponsor nous demande de ne pas y aller. Pour l’instant, notre manager général Jean-René Bernaudeau a pris position, il a dit que Bouygues Télécom serait au départ de Paris-Nice. Mon travail, c’est de faire du vélo et je me suis entraîné dur cet hiver pour être prêt sur Paris-Nice, donc j’y serai. Et pas à contrecœur, contrairement à ce que dit le CPA. Je ne fais pas partie de cette association censée représenter les coureurs et qui n’est au contraire pas du tout représentative de ce que je pense. Les déclarations du CPA, nous, les coureurs, les découvrons dans les journaux sans qu’aucune consultation préalable n’ait été faite auparavant ! De toute façon, je refuse d’être représenté par des coureurs comme Rubiera !

Aujourd’hui, le Pro Tour, qui a été créé par des gens qui n’ont pas la même vision du cyclisme que moi, montre ses limites. Je suis complètement derrière ASO, l’organisateur du Tour, dans cette affaire. Ce que je constate, c’est que les Français embêtent tout le monde parce qu’ils sont contre les dérives. C’est pour ça qu’on paye aujourd’hui.

Le vélo a besoin de grandes courses comme Paris-Nice. Même si certaines soi-disant grandes équipes ne viennent pas, ça restera Paris-Nice et le vainqueur aura une belle et vraie victoire à son palmarès. Personnellement, ça ne m’embête pas de courir sans Discovery Channel ou Astana. Il y a des gens dans le vélo, moins on les voit, mieux on se porte !