19.02.2007

J'ai retrouvé mes sensations de 2004

Je viens de terminer le Tour Méditerranéen par une 5e place à San Remo dans la dernière étape et une 11e place au classement général. Je suis pleinement satisfait de ma course, je me suis senti en forme toute la semaine, ça confirme ce que je ressentais depuis le début de la saison. Je suis également content de la façon dont j'ai couru. J'ai retrouvé des sensations que je n'avais plus connu depuis 2004, ma meilleure saison. En 2004, j'avais commencé par faire 4e de l'Etoile de Bessèges. Le Tour Med, c'est plus relevé, alors une 11e place, c'est à peu près équivalent.

J'ai tout de même deux regrets. Le premier est qu'on finit un peu loin dans le contre-la-montre par équipes, 10es à 1'15'' de la Caisse d'Epargne. Du coup, il était difficile ensuite de jouer le général. Le second est qu'une chute à 600 m de la ligne m'a empêché de sprinter pour la gagne lors de la deuxième étape, l'après-midi après le chrono par équipes. J'étais dans la roue de Petito (qui finit 2e de l'étape) quand, dans le dernier virage, un coéquipier de Bennati (qui gagne) s'écarte et glisse dans le dernier virage, m'emportant dans sa chute. Sans cette glissade, j'aurais terminé au moins 2e !

Pierrick Fédrigo a prouvé lui aussi qu'il était en grande condition en prenant la 2e place au Mont Faron. Il a été lui-même surpris par son niveau. Au départ de cette étape, il était prévu qu'il m'aide à aborder la dernière montée dans les meileurs conditions. Mais on a juste eu à suivre et Pierrick s'est retrouvé dans le groupe de tête. À 900 m de l'arrivée, quand Matteo Carrara a démarré, je ne pouvais plus répondre mais lui est revenu de l'arrière du groupe sur la tête. C'est dommage qu'il n'ait pas été mieux placé, parce qu'il aurait pu battre Nocentini. Gagner au Faron, ce n'est pas n'importe quelle victoire ! Mais il ne s'immaginait pas du tout être à pareil fête parce qu'il était prévu qu'il arrive en forme plus tard !

Moi, j'ai attaqué hier un peu avant le sommet du Poggio pour essayer de faire la différence dans le final et finir seul, mais il y avait beaucoup de vent et les équipes Milram et Lampre avec encore quelques équipiers pour préparer le sprint pour Lorenzetto et Bennati, alors j'ai compris que ce ne serait pas possible.

Je suis en tout cas vraiment content de constater que je recueille les fruits de mon travail hivernal. Et encore, ce n'est que le début. La semaine prochaine, je disputerai le Tour de Valence pour encore acquérir du rythme en vue de Paris-Nice, qui reste mon premier gros objectif. Je pense que je suis encore sur la pente ascendante, que le meilleur reste à venir et il n'y a pas de raison que je ne sois pas bien sur Paris-Nice. À part le froid et le mauvais temps, que je n'aime pas du tout, mais ça, on ne peut rien y faire !